山吹茶
Yamabukicha
やまぶきちゃ
Thé yamabuki
Brun jaune-orangé, l’une des nombreuses teintes thé brun, très populaires pendant l’époque Édo (1603-1868).
Cette couleur fait référence à yamabuki-iro (couleur corète du Japon), ainsi qu’à une autre teinte de thé brun, kincha (thé brun doré), avec laquelle elle est souvent confondue. Le DIC Color Guide des couleurs traditionnelles japonaises propose, cependant, avec sa référence yamabukicha, une nuance plus claire et jaunâtre que sa référence kincha, un brun plus orangé. D’après le Nikkoku (dictionnaire national de la langue japonaise) le nom yamabukicha apparaît en premier lieu dans le conte Le renard-esprit du yamabushi du recueil de contes comiques Yorozu no Takara (万の宝, publié en 1780), pour décrire une sorte de thé d’Uji. — cf. kotobank.jp
Il aurait commencé à servir de nom de couleur vers la fin de l’époque Édo (1603-1868). Le maître teinturier Yoshioka Sachio a recensé yamabukicha dans son ouvrage Nihon no Iro Jiten (Dictionnaire des couleurs japonaises, 2000) comme figurant parmi la série dite des “quarante-huit thés, cent souris” (四十八茶百鼠), apparue à cette époque pendant laquelle le peuple avait pour interdiction de porter des nuances de couleurs autres que cha (thé brun, 茶), nezumi ( 鼠, litt. souris, c’est-à-dire gris) et ai (藍, indigo). — cf. note.com/keisfacotry