駱駝
Rakuda
らくだいろ
Chameau
Beige brun rappelant le pelage du chameau.
Le JIS (Japanese Industrial Standard) désigne cette couleur comme un jaune-rouge terne, avec une valeur de Munsell 4YR 5.5/6. On la traduit généralement, même en français, par le mot anglais camel. Si le chameau fut introduit au Japon dès la période d’Asuka (milieu du VIe siècle jusqu’à 710), il ne devint largement connu du public qu’à l’ère Bunsei (1818-1830) vers la fin de l’époque d’Edo (1603–1868), alors exhibé comme animal exotique de foire. L’utilisation de rakuda pour désigner une couleur est encore plus récente, puisque sa première occurrence connue nous parvient après l’ère Meiji (1868–1912) et sous la forme en katakana (ラクダ色), non en kanjis (駱駝). On la doit à l’écrivaine communiste et féministe Ineko Sata (1904-1998), appartenant au mouvement de la littérature prolétarienne, qui écrit dans un ouvrage largement autobiographique intitulé Kurenai (くれなゐ, litt. écarlate/carmin) publié en 1936 : « Les épaules enveloppées d’un châle de laine sobre, couleur camel ou brun brûlé, l’un comme l’autre ».
— cf. kotobank.jp – traduction IA Claude Sonnet 5