代赭
Taisha
たいしゃいろ
Ocre rouge
Brun rouge tiré d’une terre ferrugineuse utilisée en peinture depuis l’Antiquité.
Taisha désigne une couleur brune, terreuse et rougeâtre, souvent utilisés dans les peintures rupestres et caractéristique des pigments naturels issus de l’oxyde de fer, que l’on trouve, notamment, dans l’argile rouge. Le premier kanji utilisé pour ce nom de couleur fait référence à Daishū ou Daigun (代州/代郡), une région administrative chinoise, du nom de l’ancien royaume de Dai (代國), et le second kanji (赭) signifie terre rouge ou ocre rouge. La dénomination terre rouge de Dai a été attribué à cette nuance, car l’ocre de Daishū était réputé et fut consigné dès le Ier-IIe siècle environ dans le Shennong bencao jing (神農本草經, litt. le Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste), le plus ancien ouvrage chinois traitant des drogues végétales, animales et minérales. Le Japon, cependant, lui préféra longtemps le terme indigène soho (そほ/そお, parfois le seul caractère 赭), que l’on retrouve dans le Man’yōshū (recueil de poésie japonaise compilé dans la seconde moitié du VIIIe siècle) et le Nihon Shoki (Annales ou Chroniques du Japon rédigé en chinois en 720). De fait, taisha n’apparaît dans la littérature japonais qu’au début du XXe siècle, dans la nouvelle Tsugaru Kaikyō (Le détroit de Tsugaru) de Shimazaki Tōson, publié en 1904 pendant la guerre russo-japonaise (8 février 1904 – 5 septembre 1905) :
« À chaque coin de rue de la ville se tenaient postés de sévères soldats, vêtus d’un uniforme d’été couleur ocre [taisha], qui observaient notre groupe se hâter vers l’embarcadère. »
— cf. kotobank.jp – traduction IA Clause Sonnet 5