色

i r o

japonaises
traditionnelles
couleurs

煤竹

Susutake

すすたけいろ

DIC • JIS
  • R92
  • G68
  • B47

#5C442F

DIC-N776

Bambou noirci de suie

Brun sombre rappelant le bambou noirci par la fumée des foyers.

Définie comme un gris foncé tirant vers le jaune-rougeâtre dans la norme colorimétrique JIS (Japanese Industrial Standard), susutake-iro fait référence à la couleur que prenait le bambou utilisé pour habiller le plafond des maisons traditionnelles, après une exposition prolongée aux fumées et aux cendres du foyer (irori). Le terme désigne également un outil de nettoyage constitué de tiges feuillues de bambou utilisé notamment pour le susuharai (litt. “balayer la suie”), le grand nettoyage rituel de fin d’année.

Susutake fut utilisée comme couleur de kimono, de kosode (kimono à manches courtes), de obi (ceinture de kimono), devenant populaire au cours du XVIIIe siècle. Katō Eibian le relate dans son Waga koromo shō (我衣鈔, litt. Mon vêtement, florilège – un recueil de mœurs constitué d’extraits tirés d’ouvrages plus anciens ou contemporain de l’auteur) compilé approximativement entre 1796 et le milieu des années 1810 :
« Vers l’année Hōei 5 [1708], dans les différents quartiers d’Edo, le kosode de couleur susutake se mit à la mode. Par la suite, un motif de trois sun [~9 cm] de large devint à la mode, avec aussi des broderies. On dit qu’ensuite des broderies de cinq sun furent également en vogue. Vers la même époque, [on portait] des ceintures de crêpe [chirimen] teintes en rouge safran/curcuma. Les haori comme les katabira [kimonos d’été non doublés] et les hitoe-mono [vêtements non doublés], tous étaient susutake. »

— cf. kotobank.jp – R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais – National Diet Library Digital Collections – traduction IA Claude Sonnet 5

Couleurs traditionnelles japonaises

DIC N701~N1000 des couleurs traditionnelles japonaises

JIS Z8102:2001 noms de couleur des objets