カナリヤ
Kanariya
かなりやいろ
Canari
Jaune vif évoquant le plumage du canari.
Le canari (Serinus canaria), petit oiseau de la famille des fringillidés dont la variété la plus connue revêt un plumage jaune vif, est originaire, comme son nom l’indique, des îles Canaries. Il est introduit au Japon par les Hollandais via Nagasaki, à l’époque d’Edo (1603-1868), durant le sakoku (鎖国, litt. fermeture du pays, 1650-1842), quand les seuls points d’entrée pour les marchandises occidentales n’étaient légalement autorisés qu’aux comptoirs néerlandais de l’île Dejima et de la baie de Nagasaki. L’élevage de petits oiseaux pour bénéficier de leurs chants, est une tradition ancienne au Japon, et comme la possession de canaris mélodieux aux plumages éclatants devint rapidement populaire, ils furent importés en très grand nombre à cette époque. L’auteur Kyokutei Bakin (1767-1848) mentionne fréquemment les canaris qu’il élève, dans son journal personnel (1827). Ils figurent également parmi les sujets d’estampes de Katsushika Hokusai (1760-1849), qu’il produisit vers sa 70e année. En japonais, canari s’écrivait aussi 金糸雀, littéralement canari doré, d’après le nom chinois de l’oiseau, et possédait une prononciation alternative : kinshijaku.
On voit apparaître le nom de couleur kinshijaku-iro (金糸雀色) ou kanariya-iro (カナリヤ色) dans certains manuels pédagogiques du début de l’ère Meiji (1868-1912), où cette couleur est décrite comme une nuance pâle de tamago-iro (couleur jaune d’œuf). Kanariya-iro figure dans la norme JIS (Japanese Industrial Standards) des noms de couleurs, avec les références Munsell 7Y 8.5/10. C’est une nuance visuellement plus claire et verdâtre que celle présentée par le DIC Color Guide, plus orangée et saturée. Cette différence chromatique pour une même dénomination, s’expliquerait peut-être, du moins en partie, par le fait que les couleurs de plumages des canaris diffèrent, selon qu’ils soient des individus sauvages ou bien domestiqués.
— cf. irocore.com – ja.wikipedia