海老茶
Ebicha
えびちゃ
Thé brun homard
Pourpre rougeâtre rappelant la carapace du homard, populaire à l’ère Meiji.
Le nom de cette couleur peut aussi s’écrire avec les caractères 葡萄 signifiant raisin. En effet, l’ancien ebi-iro (葡萄色), proche du rouge violacé, était à l’origine un nom de couleur désignant l’ebikazura (蘡薁), nom ancien de la vigne sauvage (yamabudō). Mais à l’époque moderne, le son ebi a glissé de ce sens vers celui du crustacé homonyme (crevette/langouste/homard), et la couleur en est venue à désigner la teinte de la carapace de l’ise-ebi (langouste japonaise). — cf. Dictionnaire des noms de couleurs de Kodansha
Le suffixe -cha (thé) a été adjoint pour exprimer les tons bruns de cette nuance pourpre rougeâtre. La teinture ebicha est obtenue en faisant bouillir du raisin et en ajoutant du thé. Pendant l’ère Meiji (1868-1912), les étudiantes portaient un hakama (jupe-culotte) de teinte ebicha, ce qui leur valut le surnom d’Ebicha Shikibu, en référence à Murasaki Shikibu — l’auteure du roman Genji monogatari (Le Dit du Genji, vers 1008) — dont le prénom murasaki signifie pourpre. — cf. R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais
En 1905, le club de baseball de l’université Waseda en partance pour affronter Stanford aux États-Unis, se fit confectionner de nouveaux uniformes sur le modèle de la couleur de l’université de Chicago où leur entraîneur Merryfield avait étudié. Ce “Waseda Red”, connu depuis lors (même si l’équipe de Stanford remporta le match 9 à 1 !) pour être la couleur emblématique de l’université tokyoïte, était appelé ebicha à son origine, même si enji, ou même maroon (マルーン pour bordeaux), semblent s’être imposés ensuite dans l’usage courant. — sources kotobank.jp – Wikipedia – recherche IA Claude Sonnet 5