i r o

japonaises
traditionnelles
couleurs

Shu

しゅいろ

  • R223
  • G72
  • B64

#DF4840

DIC-N731

Vermillon

Rouge orangé vif évoquant le pigment vermillon.

Considérée comme la couleur traditionnelle des objets en laque, des temples et des pagodes, cette nuance de rouge symbolise le Japon. Le shu (vermillon) naturel est obtenu grâce au shinsha (cinabre), un minéral composé de sulfure de mercure; la présence de jaune explique cette teinte claire rouge-orangée. Cette couleur est utilisée depuis 3000 av. è.c. — ère Jōmon — et l’ère préhistorique japonaise (vers 10500-vers 300 av. è.c.) pour la décoration des poteries, et, pendant l’ère de Kofun (vers 250-550), sur les parois des chambres mortuaires. Prestigieuse, elle était aussi appliquée sur les os des défunts de haut rang. Mais le pigment était probablement issu d’une terre rouge ferrugineuse, comme celui sur les murs. — cf. R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais

Techniquement, le pigment issu du cinabre (shinsha, 辰砂), un minéral naturel, est appelé shinshu (真朱), tandis que le pigment rouge artificiel à base de sulfure de mercure est appelé ginshu (銀朱). De nos jours, le terme shuiro désigne généralement la couleur du ginshu. Sur les portes (torii) des sanctuaires shintoïstes, shuiro est censé éloigner les mauvais esprits et marquer les espaces sacrés. Durant l’époque Sengoku, accomplir des exploits militaires était le plus grand honneur pour un samouraï, et le meilleur guerrier du clan se voyait accorder par son seigneur, une lance entièrement laquée de rouge appelée kaishu (皆朱, la lance vermillon). Aujourd’hui, l’encre rouge utilisée pour les sceaux (shuniku) demeure un symbole d’approbation officielle et de formalité. — cf. irocore.com

Couleurs traditionnelles japonaises

DIC N701~N1000