柿
Kaki
かきいろ
- R241
- G124
- B90
#F17C5A
DIC-N732
Kaki
Orangé vif évoquant le fruit mûr du plaqueminier.
Le plaqueminier, un des arbres les plus anciens cultivés en Chine, a été introduit au Japon au XVIIe siècle. Son fruit, le kaki du Japon (Dyospiros kaki) est très apprécié pour sa saveur sucrée. Souvent représenté en peinture, il symbolise l’automne et la bonne fortune. Dans les arts plastiques, le kakishibu (le tanin de kaki qui a aussi donné son nom à la couleur kakishibu-iro), obtenu à partir de la pulpe gélatineuse du fruit, est souvent utilisé comme astringent. Il est appliqué sur le tissu pour réaliser des motifs décoratifs en teinture à réserve ou en katagami (pochoir ou patron), et pour fixer la couleur. — cf. R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais
Fujimoto Kizan (1626-1704), qui a consigné dans le Shikidō Ōkagami (色道大鏡, achevé en 1678) trente ans d’observation sur les mœurs des quartiers de plaisirs dans tout le pays, y écrit:
« De nos jours, la couleur des noren [rideaux d’enseigne] est teinte en indigo (kon-zome). Cependant, dans le seul quartier de Tayū-machi, on continue aujourd’hui d’utiliser le kaki-iro, en vertu d’un ancien usage. »
Dans ce court passage, l’utilisation de l’expression 古例をもってす (“en vertu d’un précédent ancien”, “conformément à un usage établi”) insiste sur le caractère conservateur, voire archaïsant en cette seconde moitié du XVIIe siècle, du choix chromatique pratiqué dans ce quartier des courtisanes de rang tayū, le plus élevé dans la hiérarchie des maisons closes agréées (à Shimabara, Kyoto, notamment), où l’utilisation de kaki-iro est préférée à l’indigo devenu la norme. — traduction IA Claude Sonnet 5 — cf. irocore.com