利休鼠
Rikyūnezu
りきゅうねず
Gris Rikyū
Gris verdâtre discret, nommé d’après le maître de thé Sen no Rikyū.
Comme Rikyūcha (利休茶, thé Rikyū) et Rikyūshiracha (利休白茶, thé pâle Rikyū), Rikyūnezu appartient à la catégorie des gris et bruns verdâtres nommés d’après le célèbre maître de thé Sen no Rikyū (1522-1591). Ces noms de couleurs seraient apparus à la fin de l’époque d’Edo (1603-1868), dans un contexte où la promulgation de plusieurs édits somptuaires avait contraint les classes non-guerrières à n’utiliser qu’une palette restreinte de teintures brunes, grises et indigo. L’expression “quarante-huit thés, cent souris” (四十八茶百鼠) synthétise le phénomène de multiplication des nuances de brun (cha/thé) et de gris (nezumi/souris), qui caractérisent la mode et les tendances populaires de cette période.
Pendant l’ère Genroku (1688-1704), la diffusion d’ouvrages comme le Nanpōroku (南方録, fin XVIIe s.) ou encore le Chawa Shigetsu-shū (茶話指月集, 1701), un recueil d’anecdotes sur Rikyū, permit également de théoriser le concept esthétique du wabi-cha et de populariser son style de simplicité rustique. La cérémonie du thé évoquant le vert du thé matcha rituel, et le nom de Rikyū étant auréolé d’un certain prestige, d’élégantes teintes de kimonos, légèrement verdâtres, discrètes mais sophistiquées, furent alors baptisées d’après le nom du fameux maître de thé.
À l’époque moderne, la chanson Jōgashima no Ame (城ヶ島の雨, Pluie sur Jōgashima), composée en 1913 par Tadashi Yanada sur un poème de Hakushū Kitahara et souvent reprise par la suite, élargit la renommé de la couleur Rikyūnezu citée dans les premiers vers :
« La pluie tombe, tombe, sur les rochers de Jōgashima,
une pluie gris de Rikyū tombe.
… »
— cf. dictionnaire des noms de couleurs de Kodansha – osenkou.com – traduction IA GPT-5.6 Luna