色

i r o

japonaises
traditionnelles
couleurs

利休白茶

Rikyūshiracha

りきゅうしらちゃ

DIC
  • R182
  • G171
  • B138

#B6AB8A

DIC-N812

Thé pâle Rikyū

Brun verdâtre clair tirant sur le gris, appartenant à la collection des teintes nommées d’après le maître de thé Sen no Rikyū.

Pendant l’époque Azuchi Momoyama (1573–1603), Sen no Rikyū (1522-1591) fonde l’école Senke et formalise la cérémonie du thé selon une esthétique prônant simplicité et austérité, fortement associée à la conception du style wabi-cha pendant l’époque d’Edo (1603-1868). Sa renommée en tant que Maître de thé, et les circonstances de sa mort par suicide demeurées mystérieuses, ont inspiré plusieurs auteurs, dont Yasushi Inoué qui publie son roman Le Maître de Thé en 1981, adapté au cinéma par Kei Kumai en 1989, dans son film Sen no Rikyū (La Mort d’un Maître de Thé), avec l’acteur Toshirō Mifune dans le rôle titre.

Vers la fin de l’époque d’Edo, plusieurs noms de couleurs, comme Rikyūcha (利休茶, thé Rikyū), Rikyūnezu (利休鼠, gris Rikyū) ou Rikyūshiracha, feront référence à la cérémonie du thé telle que Rikyū la concevait, de par leurs teintes aux reflets verdâtres rappelant la couleur du thé matcha rituel. Ces couleurs Rikyū (利休色, Rikyū-iro) sont principalement des teintes de gris-brun verdâtre plus ou moins claires ou foncées, issues de la tendance des thé brun (cha) et gris souris (nezumi), que les différents édits somptuaires promulgués par le shogunat Tokugawa eurent pour conséquence de rendre populaires. Privés de couleurs vives, les artisans-teinturiers d’Edo multiplièrent la production de nuances subtiles, à partir des seules teintes tolérées de bruns, de gris et d’indigo. Comme shiracha (thé pâle), Rikyūshiracha désigne une teinte blanchâtre de cha, mais avec une pointe de sophistication très légèrement verte.

— cf. R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais – osenkou.com

Couleurs traditionnelles japonaises

DIC N701~N1000 des couleurs traditionnelles japonaises

JIS Z8102:2001 noms de couleur des objets