琥珀
Kohaku
こはくいろ
Ambre
Jaune rougeâtre terne évoquant la résine d’ambre.
La pierre d’ambre est connue au Japon depuis la plus haute antiquité. L’ambre de Kuji, dans la préfecture d’Iwate – l’un des sites de production les plus réputés de résine de plantes fossilisées comme le pin – était utilisée dès la période Kofun (vers 250-538) pour la fabrication de perles. Les fouilles exécutées en 1874 au temple Kōfuku-ji – un temple bouddhiste de la cité de Nara érigé vers 710 – ont exhumé de l’ambre parmi d’autres pierres précieuse telles le cristal de roche ou l’agate, qui servaient de dépôts votifs. Dans le Honzō Wamyō (本草和名), un dictionnaire pharmacologique compilé vers 918, l’ambre est citée sous le nom akadama (赤玉, litt. perle/joyau rouge). Le terme kohaku lui-même – 琥珀 étant une réécriture du chinois 虎魄 signifiant “âme de tigre pétrifiée” – apparaît depuis longtemps dans les textes anciens, où il désignait la pierre ou le bijou. Cependant en tant que nom de couleur, kohaku-iro n’est utilisé qu’à l’époque moderne, à partir de l’ère Meiji (1868-1912), notamment par Natsume Sōseki dans son roman Oreiller d’herbes (Kusamakura, 草枕) publié en 1906:
«De la théière en grès rouge, je laisse tomber goutte à goutte — deux ou trois gouttes à la fois — ce liquide précieux couleur d’ambre teinté de vert, au fond du bol.» — traduction IA Claude Sonnet 5