色

i r o

japonaises
traditionnelles
couleurs

砥の粉

Tonoko

とのこいろ

DIC
  • R230
  • G192
  • B150

#E6C096

DIC-N781

Poudre à polir

Jaune orangé clair évoquant la poudre de polissage.

Le nom de cette couleur se rencontre aussi sous sa forme contractée 砥粉色. Il peut faire référence à la poudre obtenue soit lors de la découpe des pierres à aiguiser, soit lors de l’affûtage des lames sur une meule. Cette poudre elle-même était utilisée comme finition décorative pour le bois brut et comme sous-couche pour les laques. Elle servait également au grimage des comédiens et l’acteur Kurishima Sagoromo (1876-1945) utilise le chromonyme dans son ouvrage Vie d’acteur (Haiyū seikatsu, 俳優生活, 1913, co-écrit avec Sakata Shūhō) pour décrire la couleur de son maquillage :
« Mon compagnon de loge avait étalé un grand coussin de crêpe yūzen, et sa jeune épouse, venue l’assister, le maquillait d’une main sûre. Moi, à côté d’eux, miroir de poche dans une main, j’agitais l’autre, incertaine aussi bien pour tracer mes sourcils que pour doser la teinte de tonoko — bref, une main bien malhabile au maquillage. »

Tonoko-iro, cependant, n’est pas un nom de couleur traditionnel, il provient d’ailleurs d’un référent minéral et utilitaire, contrairement à la grande majorité des couleurs traditionnelles japonaises dont les noms sont issus du monde végétal, parfois animal. Il semble ne s’être banalisé qu’à partir des années 1920-1930. L’auteur Kinoshita Mokutarō (1885-1945) s’en sert pour décrire un paysage dans son récit de voyage Shina Nanbokuki (支那南北記, Chronique du Nord et du Sud de la Chine, 1926) :
« Un peu avant d’entrer à Gongxian, le long de la rivière Luo, se dressaient des montagnes de grès couleur tonoko, toutes d’un même jaune, formant un étrange contraste avec le ciel bleu cérulé. »

— cf. kotobank.jp – traductions Claude Sonnet 5

Couleurs traditionnelles japonaises

DIC N701~N1000 des couleurs traditionnelles japonaises

JIS Z8102:2001 noms de couleur des objets