青鈍
Aonibi
あおにび
Bleu terne
Bleu-gris sombre, traditionnellement porté pour le deuil et par les religieux.
Le premier caractère utilisé dans le nom de cette couleur — ao (青) — est traduit par “bleu” en japonais moderne, mais dans la langue ancienne, il recouvre un ensemble de nuances foncées ou claires allant du bleu au vert. Le sens premier du caractère nibi/nibu (鈍) désigne l’état “émoussé”, “non tranchant” d’une lame, et par extension “lent” ou “obtus”, puis “terne”, “sans éclat” pour le registre de la couleur. À l’époque de Heian (794-1185), nibi-iro n’est pas directement un gris, mais plutôt une couleur sans éclat, sans saturation, achromatique, visuellement terne. Aonibi qualifie donc une variante de nibi-iro tirant sur le bleu-vert. Elle figure dans le Genji Monogatari (Le Dit du Genji, début du XIe siècle), notamment dans un passage où le Genji choisit une tenue pour une nonne:
«À la nonne Utsusemi, il choisit une étoffe tissée couleur aonibi, d’un goût tout à fait raffiné, et y ajouta une robe couleur de gardénia tirée de sa propre réserve, robe d’une teinte permise.»
— cf. irocore.com — traduction IA Claude Sonnet 5