雀茶
Suzumecha
すずめちゃ
Brun moineau
Brun rougeâtre terne rappelant la nuance du plumage sur la tête du moineau.
Dans le nom de cette couleur, suzume fait référence au plumage brun de la tête du moineau. Le suffixe -cha (thé) a été ajouté pendant l’époque Edo (1603-1868), faisant de suzumecha l’une des nuances en vogue les plus populaires. Les représentations picturales des oiseaux de cette période confirment leur présence généralisée au Japon à l’époque, attestant de leur observation par les humains et de leur interaction avec eux. Suzume est également utilisé comme qualificatif du crépuscule : suzumeiro-doki, qui se traduit littéralement par “l’heure de la couleur des moineaux”, en évoquant les tons chauds bruns orangés du coucher de soleil.
— cf. R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais
Ce haikai (forme de de poésie japonaise ancienne, ancêtre et composante essentielle du haïku), tiré du recueil Kaze Yarai (風やらい) publié en 1801, donne un exemple de suzume-iro (雀いろ, couleur moineau) :
« solitude —
dans la douceur de l’été indien
la couleur du moineau »
— source kotobank.jp – traduction IA Claude Sonnet 5