茜
Akane
あかねいろ
- R177
- G53
- B70
#B13546
DIC-N726
Garance du Japon
Rouge tirant sur le brun évoquant les tons rouges chauds d’un soleil couchant.
Dans le Man’yōshū (万葉集, Recueil d’une myriade de feuilles, vers 759), akane-iro est mentionnée sous le nom Nihon akane (garance du Japon). Au livre II, poème 169, cette couleur est citée dans l’un des deux hanka (renvois) qui accompagnent l’élégie composée par Hitomaro à la mort, en 689, du prince héritier Kusakabe:
« Bien que le soleil, teint de garance, continue de resplendir, comme il m’en coûte de voir se dérober la lune qui traverse la nuit, noire comme les baies de nubatama. »
L’opposition chromatique garance/baies de nubatama (iris tigré, Belamcanda chinensis, dont les graines sont d’un noir profond) est construite dans le poème pour figurer le contraste entre la continuité du règne (le soleil qui persiste) et la disparition du prince (la lune qui se cache). — traduction IA, Claude Sonnet 5
Cette nuance rouge-orangé est souvent utilisée de manière interchangeable avec ake-iro (ou hi-iro, écarlate). Selon certains document, il s’agirait de l’un des plus vieux pigments utilisés en Chine et, contrairement à d’autres régions d’Asie, il est obtenu en Chine et au Japon à partir des racines de la plante akane (Rubia argyi). Son application la plus remarquable à partir de l’époque Heian (794-1185), est visible aujourd’hui dans les fils de plusieurs armures de guerriers exposées dans des musées comme le Métropolitan Museum of Art de New York. — cf. R. Menegazzo, Iro, l’essence de la couleur dans le design japonais