Koï

Le terme japonais « koï » ( ) signifie simplement carpe. Les carpes d’ornement sont appelées au Japon nishiki-goi (錦鯉, littéralement carpe de brocart ), mot dérivé de leur dénomination chinoise jinli (chinois simplifié : 锦鲤 ; chinois traditionnel : 錦鯉 ; pinyin : jǐn lǐ).

Les premiers récits faisant mention de la carpe koï datent du 5e siècle avant J.-C.  D’abord élevée en Chine et en Corée, elle est introduite dans l’archipel via la province de Niigata. Au Japon, ces poissons sont appelés « Nishikigoi » (poissons colorés). Le village de Yamakoshi est réputé pour être le meilleur élevage de carpe koï au monde.

Une légende chinoise raconte que les carpes les plus persévérantes qui parviennent à atteindre la porte du Dragon (Longmen) après avoir remonté le Fleuve Jaune, sont récompensées par l’Empereur Céleste et transformées en Dragon.

Dans la culture nippone, ce poisson emblématique représente à la fois la bravoure, la persévérance, le courage et l’amour. Au regard des multiples symboliques qui lui sont attribuées, les représentations de carpes koï occupent une place importante dans l’art du tatouage japonais. L’entrée du fourreau (saya) d’un sabre (katana) est appelée koiguchi (鯉口), litt. « bouche de carpe ».

À partir de la fin du XVIIIe siècle, commerçants et paysans reprennent la coutume des familles de samouraïs qui dressaient leurs bannières devant chez eux pour célébrer leurs fils. D’abord fête des garçons exclusivement, cette tradition est devenue la fête de tous les enfants – Kodomo no hi (子供の日 : journée des enfants) – célébrée le 5 mai. Les japonais accrochent de mi-avril à mi-mai des koï nobori (bannières et manches à air en forme de carpe koï) colorées, originellement faites de papier et de coton fin, qui flottant dans l’air évoquent la nage des carpes remontant le courant.

Tsuba en fer école Mito
Tsuba (garde du sabre) en fer école Mito – 1825
Suidobashi Surugadai par Utagawa Hiroshige 1857
Suidobashi Surugadai – Utagawa Hiroshige -1857